Namedrops #54
06October2026

Namedrops #54

Deux marques, un seul nom : découvrez TOHMO ! ⚡️

Zeplug et Tohmo ont fusionné en 2023, et il leur manquait l'essentiel pour parler d'une seule voix : un nom. Ensemble, elles visent le leadership européen de la recharge de véhicules électriques, et NAMIBIE _ Naming & Branding a été missionnée pour créer celui qui porterait cette ambition.

Le défi était double. Il fallait un nom assez robuste pour un acteur de cette envergure, et assez chaleureux pour entrer chez les gens sans frapper à la porte. Court, facile à retenir, rassurant.

Ce nom, c'est TOHMO. Il s'est imaginé à partir de tomo, « ami » en japonais : un compagnon fiable, prêt à simplifier la vie de chacun grâce à l'énergie. Et au cœur du nom, bien à l'abri, l'ohm. Une pointe de technique glissée dans une promesse d'amitié, avec une signature qui résume tout : TOHMO, ohms to your home !

Un immense merci aux équipes de ChargeGuru et de ZePlug pour leur confiance. Merci aussi à l'agence LORD, avec qui nous avons eu le plaisir de bâtir ce projet.

Longue vie à TOHMO !

Un troupeau de béliers a élu domicile dans votre salon

Pour ses 50 ans au Canada, IKEA a (enfin) décidé d'avouer ce que veulent dire les noms de ses meubles. Avec l'agence Rethink, la campagne « You Give It Meaning » joue avec ces mots suédois que personne ne sait prononcer et que tout le monde a pourtant fini par adopter.

Chaque film commence par une longue déclaration presque sentimentale à un objet du quotidien, puis Jonas, le porte-parole de la marque, coupe l'élan et donne la traduction littérale du nom.

Le mot prend alors vie sans aucune retenue. FJÄLLBO, « habitant des montagnes », devient un montagnard couvert de neige accompagné d'un hibou. BAGGEBO, « nid de bélier », installe un troupeau dans un nid géant au milieu du salon.

Des noms singuliers, qui ont du relief et qu'on ne confond avec aucun autre, portent à eux seuls une campagne anniversaire entière. La preuve, encore une fois, que le naming a toute son importance.

L’IA deviendrait-elle Suprême ?

Selon Donald Trump l’expression « Artificial Intelligence » est inexacte et très peu éloquente, alors il se livre à un renaming : Superior Intelligence, Extreme Intelligence ou Supreme Intelligence. Une idée qu’il avait déjà lancée en juillet 2025, avec « Genius Intelligence ».

Le diagnostic se discute, parce que « artificielle » décrit une origine. Le mot a peut-être un défaut d'image, mais il fait exactement ce qu'on demande à un nom de catégorie.

Les remplaçants, eux, ne décrivent plus rien, ils notent. On passe d'un nom qui dit d'où vient l'objet à un nom qui annonce qu'il est le meilleur, et le sondage ne propose qu'un seul mot décliné trois fois. Côté naming, c'est la pente la plus glissante : un superlatif n'a nulle part où aller après lui-même.

Reste que le nom d'une catégorie ne s'impose pas par vote. Il s'installe par l'usage, et les entreprises du secteur n'ont aucune raison d'en changer : leurs produits portent déjà leur propre nom.

Quand le roseau remplace la réalité

REALITES a annoncé son changement de nom : elle s'appelle désormais REED. Le déclencheur est structurel. Depuis le 30 juin 2026, plusieurs sociétés du groupe n'en forment plus qu'une, avec un seul bilan, une seule signature et un seul interlocuteur.

REED signifie « roseau » en anglais. Le mot est court, se prononce de la même façon en français et en anglais, et reprend les codes du logo du groupe : l'ancrage dans le territoire, l'élévation par la construction. La signature devient « Immobilier & territoires ».

Côté naming, le choix a de quoi plaire. Un mot simple, facile à retenir, qui évoque la nature et l'enracinement, dans un secteur où les noms de groupes sont souvent lourds. Il laisse aussi à la marque l'espace de raconter le reste, avec son ancrage et son projet pour les territoires.

Le groupe résume la manœuvre d'une phrase : le nom change, le métier reste. Avec 23 ans de maîtrise d'ouvrage et plus de 10 000 logements livrés derrière lui, REED n'a pas à repartir de zéro, juste à faire entrer cette histoire dans cinq lettres.

CFC se fait ambassadeur

Un an et demi après son rachat par la compagnie britannique Ambassador, CFC Croisières change de nom et devient Ambassador Croisières. La compagnie, lancée en 2022 par Clément Mousset et Cédric Rivoire-Perrochat, tourne la page d'un sigle pour épouser celui de sa maison mère.

Le changement est symbolique, et la compagnie le dit elle-même : il « ouvre un nouveau chapitre » de son développement en France. Le concept ne bouge pas, avec des ports de départ en France et des croisières francophones, et le bureau français reste en place.

Côté naming, la logique est claire. Un sigle de trois lettres laisse la place à un vrai mot, qui a un sens et qui se comprend à sa première lecture, et qui rassemble sous une même bannière une compagnie présente à Dunkerque, à Marseille et en Guadeloupe l'hiver.

‍