Namedrops #41
Comme un sentiment de déjà-vu
Le géant automobile BMW officialise l'intégration de sa marque « BMW Alpina ». Leur ancien préparateur attitré fait désormais bel & bien partie de la famille, rejoignant ainsi sa fratrie : Mini & Rolls-Royce.
Un nom qui donne un léger sentiment de déjà-vu et qui, on ne peut pas le nier, nous rappelle étrangement Alpine, autre constructeur automobile & concurrent indirect du groupe. Alpine ou Alpina... c'est le symbole de la performance, de l'agilité, de l'ascension et de la puissance. Tant d'évocations qui sont au cœur de ces deux marques.
Mais comment est-ce possible que les noms de deux marques sur le même secteur soient si proches, me diriez-vous ?
Nous, on vous répond que la distinction de ces deux marques est nichée ailleurs. Pas besoin d'avoir des noms si éloignés quand leurs positionnements sont déjà si différents : lorsque l'une se positionne sur le luxe discret et les performances routières raffinées, l'autre incarne le sport automobile pur & la compétition.
Pas de panique pour BMW Alpina donc. On ne risque pas de les confondre.
C’est fini, « du coup » ?
On peut se l’avouer, la langue de Molière a connu quelques épreuves ces dernières années. « Du coup », « euh », « bah », « en fait », on a trouvé pertinent d’analyser ces mots remplisseurs dont on use & abuse.
L’apparition de ces mots parasites a longtemps suscité le débat : sont-ils le résultat de l’appauvrissement de la langue française ? Comblent-ils inutilement le discours ? Ou ne sont-ils pas un moyen d’humaniser nos prises de paroles ?
Pour nous, ce n’est ni oui, ni non. Ces « tics » de langage sont certes à utiliser avec parcimonie, mais ils sont aussi à l’image de l’humain : parfois incertain, hésitant, stressé ou anxieux.
Le langage humain, c’est comme celui des marques : il permet de dévoiler sa personnalité & son identité. Il suffit alors de trouver les mots qui nous correspondent, sans oublier toute la richesse que la langue française a à nous offrir (promis, il y en aura pour tout le monde).
Source : Madame Figaro, «Du coup», «genre», «en gros»... Ces mots remplisseurs dont vous remplissez aussi votre vie (en fait). https://madame.lefigaro.fr/societe/actu/du-coup-genre-en-gros-ces-mots-remplisseurs-dont-vous-remplissez-aussi-votre-vie-20251022
Lloyd se dote de la philosophie « Carpe Diem »
Lloyd, marque de chaussures implantée dans les pays d’Europe de l’Est, s’offre un relifting. Nouveau logo, nouvelle signature, nouvelle plateforme de marque, bref, tout a été passé au crible.
« Own the moments » telle est la nouvelle signature de Lloyd. C’est l’idée de quotidienneté, d’instants présents, une invitation à laisser tomber notre passivité & à devenir acteur de sa propre vie. Ici, on n’est pas dans la projection mais dans l’instantanéité : on profite, on célèbre tout ce que le quotidien a à nous offrir.
Signature qui s’imbrique d’ailleurs parfaitement avec sa nouvelle vision « Fuel a positive lifestyle ». Dans cette même idée d’embrasser l’instant présent, la marque se positionne comme une véritable source de joie, de confiance en soi & de style.
Bref, une identité verbale qui ne laisse plus planer le doute sur l’ambition lifestyle de Lloyd : on est positifs, ancrés dans le moment présent & on se rend primordiaux au quotidien. Et quelle meilleure recette pour devenir LA marque de tous les jours ?
Transparence oblige pour les marques patronymes
Les règles du jeu ont changé, désormais toutes les marques portant le nom de son créateur – à l’image de Chanel, Yves Saint Laurent ou Dior – devront faire preuve d’une authenticité sans failles.
La Cour de Justice de l’Union Européenne a rendu son verdict : si une marque continue d'utiliser le nom d'un créateur alors qu'il n'est plus impliqué, et que cela induit les consommateurs en erreur, elle peut perdre sa protection légale. Lorsqu’un fondateur quitte son entreprise ou vend sa marque, les nouveaux propriétaires devront être transparents sur son absence.
Une exigence de clarté qui pourrait transformer leurs prises de parole désormais ponctuées de « anciennement dirigée par » ou encore « héritée de ».
Pour nos métiers, le message est clair : les marques patronymes doivent faire preuve de sincérité. Le nom n’est plus seulement un actif commercial, mais devient une véritable promesse d’authenticité.
L’enseignement supérieur VS l’anglicisme
Et non, les mots « remplisseurs » ne sont pas les seuls à s’être glissés dans notre langue française… Les anglicismes sont aussi passés par là. Aujourd’hui, ce sont quelque 3.000 anglicismes qui se sont intégrés tant dans notre vocabulaire quotidien, que dans celui des marques (leurs noms, leurs signatures, bref, partout).
Un phénomène qui n’a pas réussi à conquérir les experts de l’éducation & de l’enseignement supérieur qui ont décidé de s’en débarrasser. Désormais, on ne parlera plus de key lab, de bootcamp ni de time out mais plutôt de laboratoire d’excellence & de formation intensive.
Du côté des marques, on observe déjà le retour de noms typiquement français. Alors est-ce vraiment la fin des anglicismes ou le début d’un savant équilibre entre héritage français et ouverture mondiale ?
Source : Newsletter FranceTerme, Time out pour les anglicismes : place aux termes français de l’éducation https://public.message-business.com/emailing/56244/765/Emailing.aspx



