Namedrops #42
[ETUDES] Les tendances naming 2026 : l'art de se démarquer dans la jungle des marques
Ce que les noms de 2025 nous laissent présager du Naming en 2026 ? C’est la question à laquelle nous avons souhaité répondre chez Namibie.
Notre étude exclusive, en partenariat avec Fovea IP., a pu décrypter 6 tendances clés - 3 sémantiques & 3 morphologiques - qui confirment les tendances lourdes déjà identifiées.
En 2026, les noms seront toujours courts, toujours plus digital friendly. Ils seront des « melting-pots » toujours plus condensés, aux symboliques multiples, disant adieu à la simple évocation produit. Mais surtout, ils s'engagent : empathie, écoute, collectif... Les marques parlent désormais au cœur des consommateurs qui veulent consommer mieux, en phase avec leurs valeurs.
Le naming devient un vrai manifeste. Et ça, c'est pas près de changer.
Retrouvez notre étude dans Stratégies.
[CASE.] Welcome Eukleed !
Syscom-Prorep, groupe pan-européen spécialisé dans les composants électroniques a décidé de s’unifier sous une seule et même bannière. Alors quelle nouvelle identité pour incarner cette réunification ?
C’est de là qu’est née Eukleed, une marque à l’ambition claire : devenir un véritable partenaire technologique & humain pour une innovation & une croissance durables.
Eukleed c’est l’hommage au mathématicien grec reconnu, c’est l’idée de guide, d’intelligence humaine au service de la technologie. En seconde lecture on remarque le préfixe « eu », rappelant son ancrage européen. Le tout encapsulé dans la nouvelle signature « Partners in Excellence ». Plus qu’une simple promesse, c’est l’engagement de devenir un véritable partenaire pour les industriels, fondé sur la confiance, l'expertise et la durabilité des relations en facilitant leur accès à la technologie.
Un renaming signé Namibie, accompagné d’une nouvelle identité visuelle technologique & puissante.
En savoir plus sur Eukleed : ici.
[POV] L’art du naming apotropaïque : quand les marques décident de conjurer le sort.
Du grec apotropaios, « qui détourne les maux », ce terme désigne tout ce qui protège contre les influences négatives. Un concept ancestral qui trouve un écho dans le naming moderne.
Une dimension magique qu’on retrouve dans plusieurs univers & noms de marques : la Renault Talisman censée porter bonheur, les charms de Pandora comme gri-gri contemporains, ou encore Swile qui transforme le sourire au travail en véritable incantation.
Parce qu’au fond un nom de marque agit tel un mantra, sa puissance sémantique accompagne l'entreprise et peut décupler son développement. C’est le cas de Fraîche Cancan, qui affiche +23% de nouveaux utilisateurs et +69,4% d'abonnés Instagram après son rebranding, ou encore celui de Swile, dont le renaming a précédé son statut de licorne à 1 milliard d’euros.
C’est ce que la création de nom a de magique : elle engendre de la valeur, décuple la visibilité & pourrait même protéger contre le mauvais oeil…
[ARCHITECTURE] Apple commence son ménage de printemps.
Un bon nom, c'est précieux, ce n’est pas moi qui vais vous dire le contraire. Mais encore faut-il que votre nomenclature ne transforme pas votre catalogue en casse-tête chinois.
Et Apple a bien compris la leçon. Depuis des années, l'écosystème de la marque ressemble à un jeu des sept familles mal rangé : iOS 18, watchOS 12, macOS 15… chaque système d'exploitation avançait à son rythme, avec son propre numéro, sans cohérence aux yeux des consommateurs. Résultat ? On n'y comprenait plus rien.
Un chaos qu’Apple a décidé de désamorcer, dès juin 2025, tous les systèmes passent à une nomenclature basée sur l'année : iOS 26, macOS 26, watchOS 26. Exit les chiffres qui partaient dans tous les sens, place à un seul repère : l'année. C’est simple, c’est évident.
La nomenclature ce n’est pas juste de l’esthétique, c'est une promesse de clarté pour les utilisateurs, une économie de temps pour les équipes, une réduction des frictions à chaque mise à jour.
Le hic ? Apple a fait ce choix uniquement pour ses systèmes d'exploitation. Pas pour ses produits. Alors, on se retrouve avec un iPhone 17 qui tourne sous iOS 26.
C’est pour cette raison qu’une nomenclature se pense dans son ensemble, au risque de confondre plus qu’elle n’éclaire.
[TREND] La bienvenue à « Le Ressac » !
On nomme des marques, alors pourquoi pas des maisons ?
Parce que oui, nommer sa propriété, c'est loin d'être une lubie. Avant même l'invention des adresses postales, les maisons portaient des noms (pratique pour le facteur, encore plus pour vos invités perdus dans la campagne). Mais aujourd'hui, on ne nomme plus par nécessité : on nomme par envie. Pour du style. Pour affirmer qu'on est chez soi, nulle part ailleurs.
On pense à "La Cabane Perchée" de vos voisins, le "Mas des Cigales" aperçu en vacances dans le Sud ou encore au « Ressac » sur la côté Atlantique. Des noms qui ne permettent plus de se localiser sur le GPS mais qui créent une véritable atmosphère. Ils transforment quatre murs en un univers à part entière.
Et comme toute bonne identité de marque, ça ne s'arrête pas au nom. On décline : un logo gravé sur une plaque en ardoise à l'entrée, des couleurs phares qui reviennent dans la déco, du linge de maison brodé aux initiales de la maison… Résultat ? Vos invités ne séjournent plus "chez vous", ils séjournent à La Cabane Perchée. Nuance. Et ils s'en souviennent.
Nommer sa maison, c'est peaufiner son personal branding grandeur nature, offrir une ouverture sur son monde à soi. Pas si loin, finalement, de ce qu'on fait pour les marques.



